Le rassemblement du 8 juin 2026 après l’assassinat de Lyhanna, 11 ans, à Fleurance
L’émotion collective avait été immense quand il s’est avéré que la petite Lyhanna avait été victime le 29 mai 2026 d’un homme qui avait fait l’objet d’une plainte pour viols sur une enfant de 10 ans, déposée en août 2025. La Fondation des femmes a pu s’appuyer sur ce scandale pour que redémarre un travail législatif qui peinait à avancer malgré le rapport des travaux de la Ciivise en 2023..
Un rapport trop peu suivi d’effets
Cette Commission Indépendante sur l’Inceste et les Violences Sexuelles faites aux Enfants avait été installée en mars 2021 à la suite de l’émergence du mouvement #MeToo inceste. Ses résultats ont confirmé le caractère massif des violences sexuelles sur mineurs et des incestes.
Dans les années suivantes le scandale des collégiens battus et abusés d’un collège religieux et celui des agressions de jeunes enfants lors des activités péri-scolaires n’ont pas suffi à faire avancer les pratiques sanitaires, policières et judiciaires en France. Il manquait le cadre juridique, l’inceste n’existant pas spécifiquement, la confiance dans la parole des victimes, la volonté de dépister comme celle de prévenir en éduquant les enfants sur leur droit à dire non.
Quand une ministre réaffirmait en mars 2025 l’engagement du gouvernement dans cette lutte, les textes et moyens avançaient si peu qu’en juin 26 une enfant a pu être assassinée par un violeur récidiviste qui aurait dû être interpellé un an avant !
On voit combien la société civile doit maintenir la pression sur les élus pour que cette loi ne soit pas amoindrie en 2e lecture par les parlementaires défenseurs du patriarcat et de la toute-puissance des adultes sur les enfants. Ni par ceux qui considèrent qu’il faut seulement punir plus durement. Ni par ceux qui veulent la rendre inopérante parce qu’ils trouvent l’éducation, le dépistage, la prévention et les soins trop coûteux.
En cet automne de lutte des lycéens pour obtenir des conditions d’éducation correctes, ne laissons pas occulter que pour lutter contre toutes les violences sexuelles faites aux enfants et aux femmes il faut une loi intégrale et un budget conséquent pour les actions de prévention.
Dès l’automne 2026 , rendez-vous le lundi à 19H00 devant le tribunal, jusqu’au vote de cette loi intégrale.
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